La Manche, presqu’île normande

Du Mont Saint-Michel au Cotentin, la Manche est située à la pointe ouest de la Normandie. C’est un département au caractère affirmé, fier de sa singularité, riche d’un littoral préservé, oscillant entre falaises déchiquetées et plages de sable fin.

Musée Jacques Prévert à Omonville-la-Petite

Ses 355 kilomètres de côtes en font l’un des départements français les plus maritimes
Limitrophe du Calvados (Caen, Deauville, Honfleur), elle est aussi voisine de la Bretagne avec laquelle elle a parfois un air de famille. Normal ! Manche et Bretagne partagent un socle commun : le massif armoricain. La Manche, c’est la carte postale normande : très verte avec des jardins luxuriants ; pittoresque avec des vaches marron et blanches broutant sous les pommiers ; gourmande avec le cidre, le camembert et la crème AOC sur les étals des marchés et sur les tables. Mais la Manche est aussi présente sur les pages d’Histoire de la Normandie : les Vikings, Guillaume le Conquérant, le Débarquement…. Ici, point de grandes métropoles, mais un environnement bucolique et verdoyant à l’intérieur des terres, ponctué de villages et petites villes au patrimoine souvent insoupçonné, tandis qu’à l’horizon des côtes se profilent les îles anglo‐normandes et l’archipel des îles Chausey.

Au nord-ouest du département, la péninsule du Cotentin
Le Cotentin forme une péninsule dont les limites reprennent, pour l’essentiel celles de l’ancien pays normand. Il comprend les deux tiers du département de la Manche, de Cherbourg à Granville, en bordure de l’Avranchin, au sud, et du Bessin, à l’est, lequel appartient au département voisin. Ces terres, anciennement intégrées à la Neustrie des Mérovingiens, furent conquises par les Vikings qui y créèrent le Duché de Normandie. Après la guerre de Cent ans, l’essor de l’agriculture s’accompagnera de la construction de nombreuses fermes-manoirs dont celle du Tourp, l’un des fiefs nobles d’Omonville la Rogue, en granit et schiste, les pierres du Massif Amoricain.

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